• Retour dans les coteaux de l'Entre-Deux-Mers, au-dessus de Rions (ICI) (prononcer "Rionce"), village fortifié dans lequel j'ai habité pendants deux ans. Le but initial était une ballade au bord d'un lac dont je ne soupçonnais pas l'existence, le lac de Malromé, mais nous nous sommes trompés sur son accès et nous avons rebroussé chemin sans trouver le point de départ, bien que l'ayant surplombé un petit moment. Pas grave, nous reviendrons. Nous avons donc pris la route un peu au hasard dans les coteaux alentours et pu admirer les dorures de l'automne sur les vignobles de l'Entre-Deux-Mers.

    Sur l'une des collines, au milieu des arbres, le monastère du Broussey offre son havre de paix.

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    Au loin, au milieu des arbres, se dessine ce que je pense être le château de Rauzan (ICI) mais je ne suis pas affirmative.

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    Entre vert, ocre et doré, partout où l'on porte le regard, des pieds de vignes s'étendent entre des bouquets d'arbres.

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    Certaines parcelles sont entièrement dénudées ...

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    ... d'autres portent encore de feuilles.

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  • Pour terminer ce séjour en terre basque, je tiens à vous présenter un objet qui m'est précieux, typiquement basque, et qu'avait fait faire mon père. Il trône en bonne place au dessus de la télévision. C'est un Makhila d'honneur. Ma petite mère me l'avait donné quand je me suis installée à Bayonne.

    Le voici

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    Bâton de marche mais aussi arme redoutable, c'est un véritable objet d'art témoin de la culture basque, utilisé de tous temps par les bergers basques. Il est fabriqué en bois de néflier, choisi pour sa solidité, soigneusement sélectionné. L'artisan commence à faire les scarifications, qui seront les dessins d'ornement de la tige, sur l'arbre lui-même, avant même de couper la branche, au printemps. Lorsque la branche est coupée, elle est séchée et décorée en atelier. Chaque bâton est unique, adapté à la taille de la personne à laquelle il est destiné, et orné selon le choix du destinataire. Mais mieux que je ne saurai le faire, malgré toute l'admiration que j'ai pour ce magnifique objet, voyez les explications données sur le site de l'atelier Ainciart-Bergara à Larresore, d'où vient d'ailleurs le makhila que j'ai chez moi. C'est le meilleur des rares ateliers qui en fabriquent encore. Les explications sont très simples et le résultat est ... magnifique ! Voyez plutôt les détails.

    Le trèfle qui assure l'accroche dans le sol, dont la virole est en argent ciselé et gravé et sur laquelle figure la signature de l'artisan

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    La tige du bâton travaillée

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    Le fourreau, en cuir tressé

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    La dragonne de cuir tressé que l'on peut passer autour du poignet

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    Le pommeau en argent sur lequel sont gravées, sur le dessus, les initiales de mon père,  un A et un V entrelacés, et une devise en basque sur le pourtour, en l'occurrence ici on peut lire : "Urbiltzen dena xistatzen da" (prononcer : ourbiltssen déna chichtatssen da) ce qui veut dire : Qui s'y frotte s'y pique. Et il y a également  son nom de famille et son prénom.

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    Mon père avait choisi cette devise car, quand on dévisse le pommeau, voici l'arme en question ! Les bergers s'en servaient pour se défendre contre les animaux sauvages dans la montagne.

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    La virole de la pointe, en argent toujours

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    Et la pointe elle-même, en acier. Redoutable !

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    N'est-ce pas un magnifique objet ? Il est fabriqué aussi de façon plus simple avec un pommeau en corne et les viroles sont en laiton ou en maillechort (alliage de cuivre, nickel et zinc d'aspect argenté). Celui en argent est souvent offert à une personne pour l'honorer.


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  • C'est, je crois, la région du Sud de la France que je préfère. Les paysages y sont vraiment magnifiques et les petits villages fort sympathiques.

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    Un champ de lavande

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    Un joli village, non loin de Gordes, dont je n'ai pas noté le nom.

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    L'abbaye de Sénanque

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    Une borie
    C'est une cabane en pierres sèches non jointées qui servait en milieu rural, soit comme habitation, soit comme bergerie.

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    Le village de Gordes à côté duquel on trouve un site de bories.

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