• Dans la société pour laquelle je travaille, nous avons un Comité d'Entreprise très actif et qui organise, entre autres, des sorties fort sympathiques une fois par an. Cette fois-ci, nous partons faire le tour de l'île aux Oiseaux, sur le Bassin d'Arcachon, à bord de l'un des bateaux de l'Union des Bateliers Arcachonnais, avec une halte gourmande au Canon (ville du Bassin que je vous présentais ICI) pour une dégustation d'huîtres chez un producteur ostréicole. Rendez-vous pris ce dimanche matin à la jetée Thiers d'Arcachon et nous voilà partis, avec conjoints et enfants, pour une balade sur l'eau. Le temps n'est pas au top, le ciel est couvert, mais il ne pleut pas et l'ambiance est là.

    Tracé du périple (carte du site internet de l'UBA) en partant vers la droite.

    http://www.bateliers-arcachon.com/images/layout/circuits/TD.jpg

    Entre ciel et eau, la lumière rosée est bien jolie.

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    Nous laissons Arcachon et la jetée Thiers ...

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    ... passons devant son port de plaisance ...

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    ... et longeons les premiers parcs à huîtres.

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    Nous passons non loin du rivage de l'île aux oiseaux.

    Parmi les diverses hypothèses, elle serait soit un ancien banc de sable, soit les restes d'une haute dune forgée par le vent et les courants marins dont la base se serait fixée sur son emplacement actuel au cours du temps. Sa superficie varie en fonction de la marée : elle est, en moyenne, d'environ 300 hectares à marée haute et de plus de 3 000 à marée basse.
    Elle était autrefois utilisée par les habitants du bassin comme lieu de pacage pour les troupeaux de vaches, puis de chevaux, qui s'y rendaient en nageant depuis les villages les plus proches, ce qui donna le nom à la pointe située entre Petit Piquey et Grand Piquey : la Pointe aux Chevaux.
    Lors de tempêtes, notamment celles de 1714 et de 1882, l'île fut submergée et les animaux décimés. Elle est alors devenue un terrain de chasse et de pêche (activités aujourd'hui très strictement règlementées) aménagé avec des tonnes (cabanes de chasse), des lacs, un puits artésien d'eau douce, puis d'une cinquantaine de cabanes réparties en cinq "quartiers". Onze cabanes se trouvent sur le domaine privé et sont gérées au sein d’une société civile immobilière. Les autres cabanes sont sur le Domaine Public Maritime et gérées par la Mairie de la Teste de Buch. Personne n’en est propriétaire : les occupants se voient délivrer une autorisation d’occupation temporaire (AOT) d’une durée de 7 ans renouvelable. On y trouve aussi les deux cabanes tchanquées, du mot chanca (tchanque), qui signifie échasse en gascon, devenues les symboles de l'île et du bassin. Elle est un refuge d'oiseaux migrateurs et un site naturel classé depuis un décret du 21 août 2008.

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    Les cabanes tchanquées

    La première cabane fut construite en 1883 à l’est de l’Ile aux Oiseaux par un Gujanais (habitant de Gujan Mestras). Elle était placée au plus près des parcs ostréicoles pour pouvoir les surveiller et ainsi limiter les vols d’huîtres. Grâce à sa position surélevée, la veille pouvait s’effectuer même à marée haute. Mais la cabane était fragile, elle fut rapidement rongée par le sel de mer et, en 1943, une forte tempête eut raison d’elle. Aujourd’hui, il ne reste plus que quelques piliers en bois visibles à marée basse.

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    La cabane n° 51

    En 1945, un déménageur Arcachonnais décida de faire construire une cabane à une quarantaine de mètres de la précédente. Il souhaitait l’utiliser en priorité comme maison de vacances. Aujourd’hui, elle appartient toujours à la famille sous le numéro de concession 51, d’où le nom donné à cette cabane aux volets rouges.

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    La cabane n° 53

    Celle-ci fut construite par un entrepreneur en bâtiment, ancien Maire adjoint de La Teste de Buch. L’entreprise prît cinq ans et c’est en 1954 que la presque jumelle de la cabane n° 51 vit le jour. Elle fut utilisée par la famille pour la plaisance et fut finalement acquise par l’État et le Conservatoire du littoral qui transmit la gestion du lieu à la Mairie de La Teste de Buch au début des années 2000. A cette période, la cabane était dans un état de détérioration très avancé (arrêté municipal de péril en 2000) et menaçait de s’effondrer. La ville, avec l’avis des Bâtiments de France, décida de démonter et de reconstruire la cabane à l’état initial. Les travaux durèrent deux ans, elle fut inaugurée en 2008.

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